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L’intérêt de la motivation, comme moyen de lutte contre la toxicité du stress, s’appuye sur des arguments philosophiques, recoupés par des études internationales récentes.
Sur le plan philosophique…
Les travaux d’Alice Miller montrent, notamment dans « Le drame de l’enfant doué », comment un enfant trop soumis aux désirs de ses parents par crainte de perdre leur amour peut sombrer dans l’angoisse et l’ennui car il n’est plus conscient de son vrai désir. Or, c’est le vrai désir qui est source de motivation. Et s’il n’y a pas motivation, il y a angoisse et ennui.
Si l’on repense à un philosophe comme Spinoza, dans la notion de conatus (le désir de chacun de persévérer dans son être), on retrouve cette projection dans l’avenir dans une éthique de bonheur.
Chez Spinoza, tout ce qui va augmenter notre conatus, va provoquer de la joie. Inversement, tout ce qui va le diminuer va générer de la tristesse.
Là encore, on voit bien que tout ce qui va augmenter la motivation de l’individu sera source de joie.
Au niveau des études, plusieurs vont dans ce sens…
Sur le site canadien, “PasseportSanté.net”, on peut lire que « des études (1) ont indiqué que les encouragements au travail ont un effet protecteur contre les troubles psychiatriques. À l’inverse, une absence de soutien augmenterait de 31 % et de 43 % respectivement le niveau de stress et d’anxiété chez les hommes et les femmes ».
1 : Stansfeld SA, Fuhrer R, Head J, Ferrie J, Shipley M, Work and psychiatric disorder in the Whitehall II Study, Journal of psychosomatic research, juillet 1997, Vol. 43, No 1, 73-81.
Sur le site canadien, « Psychomédia », un article en date du 7 avril 2008 se réfère à une étude (2) récente présentée à la rencontre annuelle de la « American Physiological Society ».
Il s’avèrerait que le rire diminue les hormones du stress. Cela vient apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent que le plaisir diminue la toxicité du stress.
Dans ce cas, on peut aller jusqu’à penser que le plaisir inhérent à un management de grande qualité ou à une organisation modèle ou encore à un engagement perçu comme essentiel, est en mesure de diminuer la toxicité du stress.
« L'anticipation du rire réduit aussi la libération de trois hormones de stress potentiellement dommageables : les niveaux de cortisol (appelé hormone du stress), d'adrénaline (ou épinéphrine) et de dopac (métabolite de la dopamine qui aide à produire l'épinéphrine) étaient réduits de 39%, 70% et 38% comparativement aux participants du groupe contrôle qui n'anticipaient pas de visionner un vidéo d'humour. Une diminution progressive des niveaux de ces hormones était constatée durant le visionnement ».
« Des niveaux chroniquement élevés de l'hormone de stress peuvent affaiblir le système immunitaire. Un bienfait du rire pour la santé peut ainsi être d'aider à prévenir les effets du stress chronique sur l'organisme ».
2 : Etude menée par l'équipe de recherche dirigée par Dr. Lee Berk de l'université Loma Linda en Californie
Une étude (3), parue le 16 avril 2008, menée en Israël auprès d’une population de militaires confirme que la survenue de fractures de stress chez les femmes est d’autant plus fréquente que le niveau de motivation de celles-ci est bas.
3 : Eur J Appl Physiol. 2008 Apr 16 [Epub ahead of print]
Motivation, cohesion, satisfaction, and their relation to stress fracture among female military recruits.
Hadid A, Evans RK, Yanovich R, Luria O, Moran DS.
Heller Institute of Medical Research, Sheba Medical Center and the Sackler Faculty of Medicine, Tel Aviv University. |